Conseils de votre pharmacien en ligne pour voyager en avion

Enfin, les voilà : les vacances d’été ! Soleil, temps libre et partir en vacances … Peu importe où vous décidez de passer vos vacances, nous vous souhaitons beaucoup de plaisir. Mais si vous décidez de partir en avion, il y a certaines choses à prendre en compte, surtout si vous ou quelqu’un de votre groupe souffrez d’une affection. Votre pharmacien vous aide à décoller en toute sécurité.

Embarquer en toute sécurité

Voyager en avion comporte un certain nombre de risques, heureusement largement évitables. Il semble par exemple assez évident qu’une femme enceinte qui approche de son terme évitera de préférence de s’embarquer à bord d’un vol long-courrier. La plupart des compagnies aériennes disposent d’une cellule spéciale pour l’encadrement des passagers présentant des besoins médicaux particuliers. Chaque année, plusieurs milliers de personnes font appel à l’assistance spéciale de la compagnie aérienne, parce que leur vol demande un peu plus de préparation qu’un simple check-in, par exemple des passagers qu’il faut déplacer sur une civière, qui devront recevoir de l’oxygène en cours de vol ou qui voyagent avec leur propre concentrateur d’oxygène.

Les problèmes qui se manifestent en cours de vol sont presque toujours liés soit aux différences de pression, soit au temps passé en position assise. La pression à l’intérieur de l’avion n’est en effet pas la même que sur le plancher des vaches. L’air raréfié qui règne en cabine est aussi moins riche en oxygène, de telle sorte que la plupart des passagers se mettent spontanément à respirer, ce qui n’est pas un problème en soi, mais peut rapidement le devenir chez ceux vous souffrez déjà d’insuffisance respiratoire en temps normal.

Rester en position assise de façon prolongée (que ce soit en avion ou ailleurs) est aussi associé à un risque accru de thrombose veineuse profonde, qui peut survenir jusqu’à huit semaines après un vol long-courrier. La prévention peut ici faire la différence : prévoyez des vêtements amples et des chaussures pas trop serrées, dérouillez-vous les jambes à intervalles réguliers (toutes les demi-heures) et stimulez la circulation sanguine en « pédalant » dans le vide. Veillez également à boire abondamment (mais pas d’alcool !). Les fumeurs, certaines femmes sous contraceptifs oraux et les sujets obèses présentent déjà à la base un risque plus élevé que les autres.

Prendre de l’oxygène à bord ?

Aussi en tant que patient atteint de maladie chronique, vous pouvez prendre l’avion moyennant une bonne préparation, même si vous avez besoin d’un traitement par oxygène. N’oubliez toutefois pas d’en informer la compagnie aérienne (au moins 72 heures avant votre départ).

Un vol après une affection aigüe

Peut-on prendre l’avion après une crise cardiaque ? Ou après un accident vasculaire cérébral ? C’est toujours une bonne idée d’en parler avec votre médecin avant de partir. Les médecins recommandent néanmoins de rester à terre pendant au moins six mois. Il n’est absolument pas recommandé de prendre l’avion immédiatement après une opération impliquant l’utilisation de gaz (p. ex. laparoscopie abdominale). Les gaz résiduels pourront se dilater et se contracter au cours du décollage et de l’atterrissage.

Quelques choses à prendre en compte

Aussi dans les circonstances suivantes mieux vaut prendre vos précautions :

  • Les patients stomisés : la baisse de pression au cours du décollage provoque une dilatation des gaz intestinaux, qui auront donc besoin de davantage de place. Ceci peut entraîner des problèmes chez les patients stomisés, qui devraient se munir de poches de rechange.
  • En cas de problèmes d’oreille moyenne : le décollage provoque une dilatation de l’air présent dans l’oreille moyenne, qui est rapidement évacué vers les sinus pour soulager la pression. À l’atterrissage, on assiste au phénomène inverse, l’air étant aspiré vers l’intérieur de l’oreille. Si vous êtes enrhumé ou si vous avez une infection, ceci peut provoquer des douleurs qui pourront être quelque peu soulagées par la déglutition, par des bâillements, en mâchant un chewing-gum ou avec des protections auditives adaptées.
  • Les adeptes de la plongée : une dernière descente juste avant de reprendre l’avion ? Très mauvaise idée ! La plongée (sous-marine) provoque en effet une augmentation de la concentration d’azote gazeux dans l’organisme, qui aura besoin d’environ 24 heures pour éliminer cet excédent. Si vous prenez l’avion sans respecter ce délai, le risque existe que ces bulles d’azote deviennent trop volumineuses pour pouvoir être évacuées par les poumons, avec à la clé des symptômes de décompression.
  • Mal aux dents ? Mieux vaut consulter votre dentiste avant le départ. De petites bulles d’air peuvent en effet se coincer dans les dents cariées et provoquer de violentes douleurs lorsqu’elles se dilatent sous l’effet des changements de pression.
  • Le diabète : les patients diabétiques devront parfois adapter leur traitement, en particulier lorsqu’ils changent de zone horaire. La majorité des compagnies aériennes pourront prévoir des repas supplémentaires.
  • Allergies alimentaires : surtout en cas d’allergies sévères, ça ne ferait pas de mal d’avertir la compagnie aérienne avant un vol long-courrier.

Nous vous souhaitons un bon voyage, en toute sécurité !

Source : Le Pharmacien